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Origine

L'histoire de la commune : extraits des travaux et documents remis par le Groupe Histoire de Pellouailles Infos.

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NOM

En 1237 : on trouve une première mention écrite de Pellouailles dans les chartes de l'abbaye de Chaloché. On parle alors de « PELLOEILLE » : nom latin qui vient de PELA et OVILIA. PELA veut dire tondre et OVILIA désigne les brebis. Pellouailles est le lieu où on tond et élève des brebis. En patois régional, on appelait autrefois « pelouaille » une cabane de pierres sèches près de laquelle les bergers tondaient les moutons.

L'orthographe de la commune évolue avec le temps et selon les textes :

« PELLEOYLLE » (1265) dans les chartes de l'abbaye de Chaloché. « PAROCHIA DE PELLEOVIS » (1317) dans une archive. « PILLE OUEILLE » (1334). « PILLOUELE ». « PELLOUEILLE » (1388).

En 1919, le Conseil Municipal demande à ajouter « les Vignes » au nom de la commune. Georges CLEMENCEAU, à la tête du gouvernement français, accepte par décret le 13 novembre 1920, pour témoigner sa reconnaissance aux habitants qui, pendant la Première Guerre Mondiale, ont fourni le pourcentage le plus élevé de vin par rapport à la population lors de la réquisition exercée dans l'arrondissement d'Angers par l'intendance en 1917. Pellouailles devient ainsi Pellouailles-les-Vignes.

LA COMMUNE AVANT LA REVOLUTION FRANCAISE

La Préhistoire

Des hommes préhistoriques traversent notre territoire. Chasseurs-cueilleurs, très probablement des hommes de Neandertal, ils vivent dans le froid de l'ère glaciaire.

L'Antiquité

Une voie romaine traverse le territoire de la commune, permettant de contourner les trois rivières au Nord et leurs zones inondables pour se rendre d'Angers au Mans.

Le Moyen-Age

Sous la domination des Francs, le futur village n'est qu'une voie bordée d'arbres dans une grande forêt qui s'étend des portes d'Angers au Loir : la forêt de Verrières, possession des Comtes d'Anjou et les Évêque d'Angers.

A partir de l'an 1000, un hameau naît sur l'axe stratégique de Nantes à Paris. Une chapelle dépend du curé de Villevêque, avec des desservants ou vicaires. Avant 1267, un vicaire de Villevêque est envoyé à Pellouailles les dimanches et jours de fêtes seulement. En 1267, un prêtre s'installe à résidence. Vicaire, il célèbre toutes les cérémonies sauf les mariages qui, symboliquement, doivent se faire à la paroisse de Villevêque.

A côté de l'élevage auquel la commune doit son nom et des cultures de céréales, la culture de la vigne apparaît, vers le XIVème siècle, stimulée par l'inclinaison favorable du terrain formant un vaste coteau au Nord de Pellouailles. Au début du XVème siècle la vigne occupe 238 ha du territoire actuel, soit les deux-tiers des terres.

L'époque Moderne

En 1480, l'Anjou est annexée au royaume de France. Toutes les tentatives des vicaires et desservants de Pellouailles, devant la justice, pour échapper à l'autorité du curé de Villevêque échouent.

En 1699, un relais de Poste existe à Pellouailles sur la route de Nantes à Paris. Il disparaît dans les années 1770-1780 : l'amélioration de la route et des véhicules permet de faire des trajets plus longs, sans arrêt.

LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

Avec la Révolution Française en 1789, Pellouailles (500 habitants) devient commune et même chef lieu de canton : elle sera de 1790 à 1801 à la tête de Villevêque (1 600 habitants), Saint Sylvain, Ecouflant ou encore le Plessis-Grammoire.

Jacques DILLE est le tout nouveau desservant de Pellouailles. En février 1794, il choisit de renoncer à ses fonctions ecclésiastiques. En septembre 1795, il ouvre une école de garçons non religieuse et devient le premier instituteur public de la commune. En 1801, le Concordat rétablit une religion d'Etat, Jacques DILLE devient le premier véritable curé de Pellouailles lorsque l'Evêque érige la commune en paroisse en décembre 1802 et la sépare de celle de Villevêque. Il meurt le 30 août 1810.

Un drapeau tricolore est placé sur le toit de l'église ce qui est plutôt rare. Sans doute l'original a-t-il été placé là à la Révolution Française…

Le XIXeme siècle

Les constructions

Pellouailles se développe le long de la route en village rue (belles maisons, châteaux de la Futaie et du Pavé). En 1819 un nouveau presbytère est édifié en face de l'église : vaste bâtiment à deux étages.

L'enseignement

Dans la cour du presbytère est construite une petite mairie école en 1842. Le bâtiment était séparé en deux : côté rue, une pièce destinée à la mairie et de l'autre côté une classe de primaire pour filles. FrontonMairie

Pour les garçons, l'école de Jacques DILLE a disparu après la Révolution Française. L'enseignement reprend en 1839 dans le logement de l'instituteur et en 1847 une nouvelle école est construite dans le centre bourg.

Le 13 juillet 1890 est posée la première pierre de la mairie école : c'est la Mairie actuelle. Elle comprendra au rez-de-chaussée, à droite la salle de mairie, à gauche une salle à manger et cuisine et au fond (l'actuelle salle du conseil) une classe pour 35 garçons et à l'étage, le logement pour l'instituteur.

Les transports

En 1856, la municipalité accepte que la future ligne de chemin de fer Angers-Le Mans passe par Pellouailles. Sa construction se termine en 1884, Pellouailles est une simple halte. Mais en 1894 est construit un véritable arrêt : la « Maison du Garde » à l'Aurore.

La vigne

En 1878, la vigne couvre toujours un peu plus de la moitié de la superficie de la commune.

La boule de fort

Les cadastres dressés en 1810 font déjà apparaître à Pellouailles deux terrains de boule de fort non couverts : un à Funault, l'autre à l'emplacement de l'actuelle Mairie. A la fin du XIXème siècle, il existe quatre cercles : le plus vieux appelé l'Ancienne, l'Union créée en 1818, la société de Funault en 1877 et enfin l'Agriculture en 1879.

Le XXeme siècle

Circulation, automobiles, publicités et équipements

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Pellouailles étant situé sur la route de Paris, l'automobile marque le village dès le début du XXème siècle. Des ateliers s'installent : réparation et de vente de cycles (bicyclettes, motos) et autos. Issus de cette tradition, aujourd'hui encore deux ateliers perdurent. 006CartPosAutos

La publicité fait vite son entrée le long de la route. Des pompes à essence sont installées sur la rue principale. Hôtels et commerces se développent pour profiter de cette situation de passage.

La Guerre d­e 1914-1918

Vingt Pellouaillais, de 19 à 42 ans, décèdent au front, morts pour la France. La société de Funault perd la moitié de ses adhérents et disparaît. En 1920 a lieu le 1er championnat de boule de fort à l'échelle du canton : celui du « 14 juillet » institué par le maire Prosper BIGEARD.

Vigne

On produit alors à Pellouailles l'équivalent de 227 000 bouteilles de vin : 1 701 hectolitres. Sur les 400 habitants de la commune, 58 exploitent la vigne.

La guerre de 1939-1945

Entre le 19 et 20 juin 1940, les troupes allemandes atteignent Pellouailles désormais sous occupation. En 1941 et 1942, il y a cinq arrestations à Pellouailles dont l'abbé COIFFARD curé de Pellouailles le 4 septembre 1942 au matin. Le 12 août 1944, Pellouailles est libéré par la 3ème armée du Général PATTON.

Pellouailles de 1945 à 1975

Écoles

L'école laïque et communale rassemble filles et garçons. En 1954, de nouveaux locaux sont construits dans la cour : il y a alors quatre classes. En 1960, l'école privée ferme ses portes : à Pellouailles n'y étaient scolarisées que des filles.

Activité économique

De nombreux petits commerces ou ateliers d'artisans sont installés sur la rue nationale dans les années 50-70 (atelier de forgeron, forge, commerce alimentaire, tabac, épicerie, boucherie, bar, etc.). En 1968-1969 est mise en place la distribution d'eau potable.

Boule de fort

Dans les années 1960, il existe trois cercles de boule de fort ayant chacun son jeu couvert : l'Agriculture, l'Ancienne et l'Union. Ces deux derniers fusionnent en 1971 pour former l'Alliance. Le jeu de boule de l'Ancienne disparaît pour construire le Centre Social Hélène BOUMARD.

Vigne

A partir des années 1940-1950, la culture de la vigne décline. Il n'y alors plus que 5 propriétaires de vignes et dans les années 1960, un seul. Il ne reste plus aujourd'hui que la parcelle de vigne entretenue par l'APOC.

Population

De 1680 à 1975, le village compte entre 400 et 500 habitants, selon les périodes.

Après 1975

La circulation est une préoccupation majeure. Pellouailles-les-Vignes qui s'est développée grâce à la route commence à en périr : le trafic s'accroît et avec lui la pollution, le bruit et le danger. On passe de 13 000 véhicules par jour en 1974 à 20 000 en 1981. Le problème sera en partie résolu avec l'arrivée de l'autoroute en 1987.

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